• La dépression post-partum, mon témoignage

    La dépression post-partum, mon témoignage

     

     Le bébé pleure. Mon mari, Mat, dort profondément. Je me lève. Autant que ce soit moi, je ne dormais pas de toute façon. Je sais quoi faire quand le bébé pleure – le nourrir, lui faire faire son rot, changer sa couche. Rien de bien compliqué. Je suis cette routine et je le pose dans son petit lit. J'ai de la chance, il s'endort facilement. Je m'allonge dans mon propre lit, entre lui et Mat.

     

    Je ne sais pas combien de temps je reste là, incapable de fermer les yeuxIl est maintenant 5h du matin et je n'ai pas dormi. Ma tête ne veut pas arrêter de penser. Si seulement il s'agissait de pensées heureuses. Mais non, ce sont des pensées vraiment éprouvantes. Je pense par exemple à comment je réagirais si l'un de mes fils mourait. J'essaie de faire une liste de toutes les choses que je peux faire pour éviter une telle tragédie, mais je me rends vite compte que je ne pourrai jamais les protéger de tous les dangers. Alors je me convaincs que ce n'est qu'une question de temps, que quelque chose va forcément finir par leur arriver, et je me demande ce que je pourrais dire à l'enterrement. Evidemment, je pleure. Je me sens atrocement mal d'oser penser à ça, et je me force à arrêter. A la place, je me souviens de sa naissance, et à quel point je me sentais impuissante lorsqu'il est né. Ou je pense à la fois où on m'a repris sur ma façon d'élever mon fils, me laissant offensée et humiliée. Je pense à mille autres pensées obscures, puis je pense à cette solitude qui me pèse tant. Mon mari est toujours à côté de moi, tout comme mon bébé. Mon grand est dans la pièce d'à côté. Mes parents habitent dans un autre pays, mais j'ai des amis ici. Pourtant je me sens terriblement seule. Est-ce que ces gens m'aiment vraiment ? Parfois j'ai l'impression que non, sinon je ne me sentirais pas rejetée de la sorte. Ou peut-être qu'ils m'aimaient pour de vrai à l'époque, mais plus maintenant, parce que je suis trop insignifiante.

     

    Mais je n'ai pas le temps de m'attarder là-dessus. Le soleil brille et mon mari est parti au travail. Il n'y a plus que moi et mes deux enfants. William a bientôt deux ans. C'est un petit garçon intelligent et enjoué. Il adore jouer au foot, mais je n'ai pas envie de jouer. Ça fait longtemps qu'on n'a pas fait une partie tous les deux. Il aime aussi beaucoup lire des livres, mais je n'ai pas envie de lire non plus. Alors il est assis là, avec un livre et quelques cubes, et il joue seul, en me jetant en regard de temps à autre. Je force un sourire et l'encourage à continuer son jeu, bien que je sois sûre qu'il ressente la tristesse que j'essaie de lui cacher.

     

    Ezra vient d'avoir quatre mois. Il est encore si petit. Je sais que je devrais le porter, mais je préfère le laisser sur son tapis de jeu. Qui sait ce qui pourrait lui arriver si je le tenais dans les bras ? Je pourrais le faire tomber. Il pourrait mourir. Au moins je sais qu'il est en sécurité sur le sol. Il est beau ; bien sûr que je le trouve beau, je suis sa mère. Mais il ne me semble pas très sociable. Il n'est pas à l'aise avec les autres. Il ne sourit pas beaucoup non plus. C'est peut-être sa personnalité comme veut me rassurer le monde ; après tout, chaque enfant est différent. Mais je sais que ce n'est pas que ça. Je sais qu'au fond, lui aussi ressent la douleur de sa mère. Je sais que ça a déjà commencé à l'affecter. Alors comment se fait-il que je n'arrive pas à changer la façon dont je m'occupe de lui ?

     

    Peut-être est-ce parce que je ne l'ai pas vu tout de suite quand il est né. Il y a eu quelques complications pendant l'accouchement et je me suis évanouie avant de le voir. Quand je me suis réveillée, on a essayé de le poser dans mes bras, mais j'étais trop malade pour le tenir. Il s'est passé plusieurs heures avant que j'accepte que je n'allais finalement pas mourir, et pour que je trouve la force d'ouvrir assez longtemps les yeux pour l'observer. Il ne ressemblait pas du tout à son grand frère. Je l'ai fixé pendant de longues minutes. Je voulais demander à la sage-femme si elle était sûre qu'il s'agissait de mon bébé. Mat était déjà rentré à la maison. J'ai regardé son petit bracelet, celui sur lequel le prénom du bébé est normalement inscrit, mais il n'y avait pas de prénom. La seule inscription disait « bébé garçon ». Mais le bébé garçon de qui ? Peut-être qu'ils avaient échangé mon bébé avec celui de quelqu'un d'autre. Je l'ai regardé à nouveau. Où était la montée d'amour que j'avais senti à la naissance de William ?

     

    Ça m'a pris plusieurs semaines pour accepter que c'était vraiment mon bébé. Bien sûr, je l'aime ; du moins je crois. Mais cela ne se manifeste pas comme pour William. Je suis anxieuse que quelque chose ne lui arrive avant que je ne tisse un lien avec lui. Cette inquiétude ne me quitte pas. J'ai peur à chaque fois que je descends les escaliers en le portant. J'ai peur quand il change légèrement ses habitudes. J'ai peur pour son bien-être et sa sécurité, tout le temps, au point que ça me tienne éveillée la nuit. C'était quand, la dernière fois que j'ai bien dormi ? Je ne m'en souviens pas. Les nuits blanches ne doivent pas aider mon anxiété.

     

    Il arrive que je me sente tellement bouleversée que je sois obligée de poser Ezra ou de demander à Mat de le prendre. Mes bras commencent à trembler, mon cœur bat trop vite, ma tête tourne, et j'ai du mal à respirer. Tout ce que j'arrive à faire, c'est à pleurer, et pleurer encore. Je ne me sens pas mieux après. Je crois même que c'est pire. Je m'en veux énormément de ne pas réussir à donner à mes fils l'amour qu'ils méritent.

     

    J'ai déjà essayé de parler à Mat, mais il ne comprend pas. Comment le pourrait-il ? J'ai tout ce dont j'ai besoin. Il m'a suggéré de faire quelque chose que j'aime, mais qu'est ce que j'aime ? Il m'a fait couler un bain ; j'ai pleuré tout le temps que j'y étais. Il m'a acheté des fleurs et du chocolat ; j'ai posé les fleurs et je n'ai pas mangé le chocolat. Il m'a dit d'aller voir mes amies ; je me suis dit qu'elles n'auraient sans doute pas envie de me voir. Il m'a demandé ce qui me rendrait heureuse. J'ai répondu « rien ». C'était vrai. Je n'avais envie de rien. Puis il s'est énervé, frustré, parce qu'il faisait de son mieux pour m'aider, et je me suis énervée aussi, parce que si même lui n'y arrivait pas, qui le pourrait ? Je me suis sentie horriblement mal de l'avoir laissé croire qu'il n'essayait pas assez. Il a fini par se décourager, et moi de même. J'ai arrêté d'essayer de lui expliquer. Je ne dis plus rien maintenant. Il le voit très bien de toute façon, que ça ne va pas : je suis sans cesse assise là, en larmes, et je n'ai jamais envie de rien faire. Il s'occupe des enfants et de la maison quand il n'est pas au travail. C'est une bonne chose, parce que la maison ne serait jamais propre s'il ne le faisait pas. Je n'ai simplement pas la force de m'en occuper. J'ai envie de dormir, mais je n'y arrive plus depuis longtemps. Mon anxiété empire la nuit. J'aimerais tellement réussir à me reposer, au moins quelques heures. Peut-être que j'ai juste envie de dormir et de ne jamais me réveiller. C'est trop dur de vivre sans savoir comment être heureuse !...

     

    J'ai envie d'en parler autour de moi, mais c'est impossible. Si j'en parle à mes amis, ils ne voudront plus me voir. Si j'en parle à l'église, ils penseront que je ne prie pas assez. Si j'en parle au docteur, il m'enlèvera mes enfants. J'ai sans arrêt peur que quelqu'un se rende compte de mon incompétence en tant que mère. Alors, quand je suis avec d'autres, je fais semblant que tout va bien. Je force un sourire. Je ne parle pas beaucoup. Quand je parle, c'est seulement pour dire le minimum. Je ne peux pas risquer que quelqu'un se rende compte de ce qui se passe vraiment à l'intérieur. Je rentre chez moi aussi vite que je peux. Et quand je suis à la maison, je laisse couler les larmes et le chagrin. Personne ne doit savoir ; pourtant, au fond, j'espère que quelqu'un s'en rende compte... J'ai peur de ce qu'il risque d'arriver si je ne vais pas mieux bientôt.

     

    Le deuxième anniversaire de mon grand approche. Ce matin, il ne va pas lire ses livres, ni jouer avec ses cubes. Il s’assoit dans un coin et pose sa tête dans ses mains. Je l'entends sangloter. Je lui demande « qu'est ce que tu fais ? » « Je joue à être toi, maman »... Mes yeux se remplissent de larmes. J'ai l'impression que mon cœur se fend en deux. Je vais le voir et lui fait un énorme câlin. Je pleure, encore, pendant que je le berce et que je lui demande de me pardonner. J'ai mal au cœur pour ce merveilleux petit garçon, et pour son petit frère, tout aussi merveilleux, qui nous regarde. Ils ne méritent pas une mère comme moi ! Ça ne peut pas continuer. Cela fait sept mois qu'Ezra est né ; c'est sûr, ce n'est pas juste un baby blues, ça ne va pas passer tout seul.

     

    Je trouve enfin le courage de parler à quelqu'un, qui m'encourage à prendre rendez-vous avec un docteur. J'hésite, beaucoup. Je regarde mes enfants, encore et encore. Je sais qu'il faut que je fasse quelque chose, pour eux. Alors, j'appelle.

     

    Le jour du rendez-vous arrive. Je me sens très faible. J'entre dans le bureau de la docteure ; je me demande si j'aurai le courage de lui parler. Je me demande si elle comprendra. Mes jambes tremblent, j'espère que je ne vais pas tomber dans les pommes... Enfin, elle me demande pourquoi je suis là. Je fonds immédiatement en larmes. Ce qu'il risque de se passer n'a plus d'importance, j'ai besoin d'aller mieux. Je lui dis que je pense faire une dépression post partum. Je lui dis que ça fait des mois que je pleure comme ça, que rien ne me rend heureuse, qu'il y a des jours où j'ai envie de mourir, que personne ne comprend, que j'ai constamment peur que le pire arrive, que je suis très fatiguée, et que je me sens très seule. Je la supplie de ne pas me prendre mes enfants. Je lui promets que je les aime, et que je ne m'en remettrai jamais si elle me les enlevait.

     

    Elle ne se moque pas de moi. Elle me donne des mouchoirs. Elle me dit que personne ne va me prendre mes fils. Ensuite, elle me propose de prendre des anti-dépresseurs, ou d'essayer la psychothérapie. Je choisis la psychothérapie. Elle me prends rendez-vous pour dans deux semaines.

     

     

    Deux semaines plus tard, me voici, assise en face d'une femme qui j'espère pourra m'aider. On parle longtemps. On parle d'Ezra. On parle de ma grossesse et de mon accouchement. On parle de toutes les choses qui ont changées depuis que j'ai des enfants. On parle des choses que j'ai sacrifiées. On parle des choses que j'aimerais faire dans le futur. Elle me donne des astuces à essayer en journée et avant d'aller me coucher et me dit que je peux revenir quand j'en ressens le besoin. Je n'aurai pas besoin d'y retourner. Cette session avec elle, et les conseils qu'elle m'a donnés, m'aident à me sentir un peu mieux. On dirait que ça marche. J'arrive à dormir la plupart des nuits, et je suis suffisamment en forme pour jouer avec mes fils et faire un peu de ménage.

     

    Nous sommes maintenant en Octobre. Mon cher Ezra que j'aime a déjà neuf mois. Je me sens enfin normale. Il y a des jours où je suis encore un peu triste, mais ça n'a rien à voir avec les quelques mois qui viennent de passer. Je me sens principalement heureuse et j'apprécie les instants précieux que je passe avec ma famille. Aujourd'hui est une belle journée. Je me tiens debout au milieu du salon, un test de grossesse positif dans la main. Mat me prend dans ses bras, c'est agréable. Je souris, et je dis « je crois qu'on va s'en sortir »

     

    (C'est après la séance de psychothérapie, et sur les conseils de cette professionnelle, que j'ai écrit la lettre à Ezra - je voulais qu'il sache que, malgré la dépression, je l'aimais vraiment. J'avais besoin de poser des mots sur cet amour.)

    « Le portage au dosS'il te plait »
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 03:52
    C'est tres beau et tellement vrai. Le film inside out de Pixar est pas mal pour explique la depression aux enfants. Bon j'ai pas mal pleurer pour etre honnete XD
    2
    Morgane
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 07:44
    Merci pour ce témoignage très touchant. Je n'ai par chance pas connu cela mais cela permet de mieux comprendre cette dépression car je ne suis pas l'abri pour une prochain grossesse s'il y en a une autre et je serais plus attentive à mes amies (car je comprends tout à fait la volonté de cacher ce pb) pour les aider si elles en ont besoin. Et je suis surtout contente que vous ayez reussi à surmonter ce problème.
    3
    Dakatine
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 07:48

    Votre texte m'a ému aux larmes...

    j'ai aussi vécu une dépression post parfum, et j'aurais aimé lire ces mots à l'époque.

    Je pense que cela va aidér beaucoup de mamans à passer le cap et à demander de l'aide.

    Un grand merci de vous être dévoilé à ce point.

    4
    virginie
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 07:50
    MERCI
    5
    Viviane
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 07:56
    Merci... beaucoup de larmes a lire ce texte, atypique sur ce blog..
    c est du vécu chez moi. Cela resonne. Bebe a 13 mois. On commence tout juste a vivre ensemble en harmonie... ma culpabilité de ne pas avoir su avant.
    6
    Lily
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 08:20
    Merci de ce témoignage et d'avoir le courage de dire au monde entier ce qui existe et dont on parle que si peu ! La maternité c'est beaucoup de choses extraordinaires .... extraordinairement douloureuse aussi! Tout est si puissant, l'amour comme la peine.
    N'oublies pas que pour tes fils, tu es et resteras la meilleure des mères!
    7
    Hellvis
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 08:30
    Cette histoire, c'est la mienne. A quelques détails près. Moi, c'était pour mon premier enfant, ma fille et ça a duré 6 mois. 6 mois où je savais que j'avais tout pour être heureuse mais où je ne ressentais rien. Je me retrouve dans ton récit quand tu parles de la façon mécanique de s'occuper de son bébé, parce qu'on sait faire techniquement mais on n'en profite pas. On est un zombie. Je me retrouve aussi dans la paranoïa et la peur du pire. J'avais peur qu'un tueur se cache chez nous. En Bretagne. Dans mon placard. L'absurdité de la chose ne me frappait pas tant cela me terrorisait.
    Et puis, le voile s'est levé petit à petit. Le fait de prendre pleins de photos m'aidait à voir ma vie "de loin" , à réaliser comme elle est belle. Et moi aussi, une nouvelle grossesse et un nouveau bébé ont guéri beaucoup de choses. Merci pour ce récit poignant et authentique. Tu racontes merveilleusement ces moments qui nous semblent si insurmontables.
    8
    Anna
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 08:30
    Il n'y a jamais de honte à aller demander de l'aide quand on en a besoin. La dépression post-partum est bien insidieuse et heureusement que tu as réussi à aller voir ton médecin.

    Merci pour ton témoignage qui m'a ému aux larmes, me rappelant certains souvenirs comme bien d'autres mamans.

    Amitiés
    9
    Melissa
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 08:52
    J'ai l'impression de lire une partie de ma vie, je me reconnais tellement dans ton témoignage.. mon conjoint à été véritable pilier pendant cette période ainsi que ma mère qui pour la première fois de sa vie à partager sa propre expérience de sa dépression et m'a permis de compenser que finalement je n'étais pas la seule à vivre ce genre de chose.
    Maintenant j'explique à toutes mes amies ce que j'ai vécu pour qu'elle sache l'identifier si un jour ça leur arrive tout en les rassurant et en leur disant que ça ne touche pas toutes les femmes mais que c'est important de savoir l'identifier rapidement.
    Un grand merci et des bisous à tes fils
    10
    mamat
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:00
    Wahhh bein la que dire
    Hormis que c'est ce que j'ai ressenti pour mon premier. Le problème beaucoup de personnes ne comprennent pas ce qu'on vit à croire qu'on fait du cinoche si seulement s'était ça. ...
    Bref ça m'a beaucoup ému, ce qui est important c'est que tu as pu surmonter cette passe, tu as l'air d'avoir un mari qui t'aime beaucoup et participe comme il peut c'est déjà ça. Ce qui peut mettre une claque c'est quand les enfants nous imitent et parfois ça fend le coeur comme pour William qui t imitait ça nous fait parfois réagir sur notre comportement.

    Pour conclure c'est un sujet dont on ne parle pas assez, de l'aide que l'on pourrait avoir suite à cet accouchement qui parfois est traumatisant.

    Merci pour ton témoignage
    11
    Melissa
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:02
    J'ai l'impression de lire une partie de ma vie, je me reconnais tellement dans ton témoignage.. mon conjoint à été véritable pilier pendant cette période ainsi que ma mère qui pour la première fois de sa vie à partager sa propre expérience de sa dépression et m'a permis de comprendre que finalement je n'étais pas la seule à vivre ce genre de chose.
    Maintenant j'explique à toutes mes amies ce que j'ai vécu pour qu'elle sache l'identifier si un jour ça leur arrive tout en les rassurant et en leur disant que ça ne touche pas toutes les femmes mais que c'est important de savoir l'identifier rapidement.
    Un grand merci et des bisous à tes fils
    12
    Caro
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:03

    Whaouuuuuuuuu ! trés beau , trés boulversant et plein d'amour. Merci a toi . Des bisous

    13
    vivi
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:04
    C'est vraiment très courageux d'avoir pu écrire un tel texte. Tu es vraiment une maman merveilleuse, d'avoir pu prendre une décision douloureuse afin d'aller mieux, et d'écrire ce texte qui, à lire les commentaires, sonne si juste pour beaucoup de maman et trouvera écho chez elles, et leur fera un bien fou.
    14
    Barbara
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:08
    Quel beau témoignage ! Et surtout quel courage de nous l'avoir partagé. Et pourtant dans vos bd rien ne se laissait présagé. On ne sentait pas du tout votre mal être. Plein d'onde positives pour la suite !
    15
    Delphine
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:18
    Texte vraiment très touchant qui ma donner des frissons en le lisant
    16
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:29
    Crevette d'ODouce

    Superbe témoignage sincère et touchant. Bravo pour le partage et pour le bien que peut faire ce billet à toutes les personnes vivant ou aillant vécu ce mal être.

    17
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:34
    AnnC

    Merci d'avoir partagé ça. J'ai la chance de ne pas avoir connu ça pour ma première et j'espère bien ne pas y avoir droit pour le 2nd mais... on ne sait jamais et de voir qq'un mettre les mots me permettra d'identifier si jamais...


    Des bisous

    18
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:52

    Bravo pour ce témoignage courageux et touchant. J'espère qu'il aidera d'autres mamans à s'en sortir !

    19
    Lilly
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 09:59
    Merci d'avoir partagé ton histoire, ton vécu... ça fait écho au mien...
    Je suis sûre qu'il aidera d'autres mamans. Le meilleur est devant toi !
    20
    cloé
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 10:06

    quelle jolie lettre de maman


    avant je pensais qu'etre mère consistait à s'occuper de son bébé et à l'aimer, tout simplement.


    je n'avais rien compris.


    être mère c'est être rempli de doute, de douleur, de regrets, de peur. beaucoup d'amour, un amour tellement grand que ça fait peur! là je suis assise dans mon bureau, au travail. je regarde la photo de mon fils accroché au mur. j'ai les larmes aux yeux! cet amour fait parfois mal.


    être mère c'est un trop plein d'émotion. une intensité que jamais- jamais!- je n'aurai pu imaginer! mon mari ne comprend pas/ oui il aime notre fils, fort mais il me dit "c'est bien non?". il ne comprend pas comment ça peut me mettre dans des états émotionnels aussi intenses!


    il ne comprend pas comment je m'en veux si notre petit tombe et se cogne. comme le calins que je lui donne pour le consoler permet de me consoler moi aussi.


    quand les yeux de mon fils plongent dans les miens, parfois je me sens si forte. parfois si faible face à tant d'amour!


     


    Moi ce qui m'angoissait au début (et encore un peu maintenant) c'est de savoir que je suis tout pour cet enfant. je suis la seule à lui faire les chatouilles qu'il aime, quand il expérimente quelque chose, c'est vers moi qu'il se tourne. le rituel du soir, c'est le mieux avec maman. que ferait il sans moi? si je n'étais plus là?


    puis je me dis que ce serait terrible si c'était lui qui partait. comment je ferai? je suis une maman moi, pas une femme. je ne pourrai pas etre pleinement moi sans lui


     


    je ne sais pas si ma réponse est en parfaite concordance face à ce sublime témoignage mais je voulais mettre en avant l'intensité de la maternité! tout est élévé en puissance 10


     


    là on a tout doucement le projet de bébé 2 et ça m'angoisse. comment je vais gérer les débuts? ce sera aussi difficile qu'avec notre ainé? vais je autant culpabiliser car mon allaitement ne s'est pas passé comme il aurait du? Les cris de bébé la nuit font ils autant déchirer mon coeur? est ce que j'en voudrais autant à mon mari de ne pas etre autant impliqué que moi( alors qu'il en fait beaucoup pour bébé et moi, simplement avec plus de recul que moi. meme s'il a raison, ça me met hors de moi)


     


    depuis 14 mois je suis mère. depuis 14 mois je suis fragile. depuis 14 mois, la larme n'est jamais loin


    depuis 14 ans, je suis la plus heureuse du monde

    21
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 10:15
    Trop émouvant ! Magnifique texte qui m'a mis les larmes aux yeux !
    22
    nef
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 10:37

    Que de larmes en te lisant... j'ai vécu quelques chose de similaire pour mon grand, l'accouchement c'est humainement très mal passé, j'ai été humilié, insulté, séparé de mon mari... bref, le bonheur absolu... les mois qui ont suivi, je ne pouvais même pas prendre mon bébé dans mes bras. Je ne supportai pas de devoir l'approcher... et je culpabilise énormément de l'avoir privé de ces moments. Maintenant, tout va bien entre nous, on s'aime fort et tout ça, mais la culpabilité est la, prete a reposer sur moi son voile noir si l'endormissement est un peut trop tardif...

    23
    Krevett
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 10:49

    Très très beau texte... Ma femme a eu un accouchement difficile dans le sens où elle n'a pas pu voir ses enfants et a dû partir dans un autre hôpital pour y avoir des soins pendant 3 jours.

    J'y ai revécu ce que ma femme a ressentit et l'impuissance que j'ai éprouvé pendant cette période très noire!... C'est un moment très dur pour la maman car elle est noyée dans un désespoir immense... Mais aussi pour le conjoint qui est triste de voir son Amour ainsi et frustré, voir énervé, face à sa propre impuissance à lui venir en aide... Le père doit malgré tout faire face aux besoins du foyer et surtout aux besoin des enfants tout en faisant bonne figure pour les enfants. Avec ma femme, on répétait régulièrement à nos enfants qu'ils n'y étaient pour rien et qu'on les aimait.

    Ma femme et vous-même avez eu la chance d'avoir un mari aimant qui soit à vos côtés et j'imagine l'horreur que cela doit être pour les femmes qui n'ont personne pour les aider...

    Merci pour votre texte très émouvant (j'en ai eu les yeux "humides"!!! Moi un MEC qui a les yeux humides!!!)

    Mes amités à Monsieur qui a su être courageux et là pour vous (solidarité masculine! ;-)!

    Coordialement.

     

    24
    LuKro
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 10:55

    MERCI !

    J'ai vécu les mêmes angoisses à la naissance de mon fils.

    Nous avons mis deux ans avant qu'il ne s'installe dans mon bidou avec des antécédents de fausse couche et de deuil périnatal pour un couple d'amis très proche, et pareil je n'ai pu voir mon fils que plusieurs heures après sa naissance (césarienne en urgence et j'ai mal géré l'anesthésie et lui a du partir en néonatalogie pour quelques jours...)

    Du coup, quand nous sommes (enfin) rentrés à la maison, je ne supportais pas d'être dans une autre pièce que lui, de ne pas le voir (grosses bouffées d'angoisses pendant ses siestes avant de mettre finalement le lit parapluie dans le salon) ... Dès qu'on sonnait à la porte, j'étais persuadée que c'était des gens qui venaient me le reprendre, du genre, désolés, on s'est trompés, ce n'est pas votre enfant...

    Heureusement on a déménagé 3 mois après sa naissance et tout s'est évanoui comme par magie, comme si "les gens" qui voulaient me le reprendre ne pourraient pas nous retrouver du coup...

    En tous cas, merci pour ce témoignages et pour tous les commentaires qui me rassurent encore bientôt 3 ans après que je n'avais pas ces pensées car j'étais une mauvaise maman, mais juste une maman alors merci à toi et à toutes les mamans qui ont partagé leur histoire.

    25
    Aud
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 11:11

    Bonjour,


    Je suis psychologue. J'ai pris connaissance de votre témoignage et je l'ai trouvé vrai et profondément touchant. Aujourd'hui, je fais mon mémoire sur la dépression post partum. On en parle peu. Il semblerait qu'avoir un enfant, conditionne toutes les mamans à croire qu'il fout être épanouie. C'est ce qu'on véhicule et qu'on nous montre à la TV. Par mon mémoire, j'essaie de mettre en place des thérapies comportementales et cognitives pour les mères souffrant de DPP afin qu'elles puissent se sentir mieux, qu'elles puissent être prise en charge avant la sortie de la maternité. Alors avec votre courage de poser des mots sur votre souffrance, j'espère que d'autres femmes pourront le faire afin qu'il puisse y avoir du soin. Félicitations pour votre troisième grossesse. 

    26
    A4M2A
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 11:12
    Très beau texte, j'ai pleuré, pleuré de me retrouver dans tes mots. Dans ce sentiment de souffrance et de solitude, dans cet homme qui ne peut pas comprendre et qui s'énerve, dans la peur qu'on me prenne mon fils ...
    27
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 11:15
    Delphine

    Wow... comme tout le monde avant moi, j'ai été touchée en plein coeur par ton témoignage. J'ai eu la "chance" de pleurer en consultation pendant la grossesse, la chance (pas de guillemets cette fois) de tomber sur une SF qui m'a orientée tout de suite vers une psy compréhensive et amicale... après la naissance, j'ai pu demander pardon à mon bébé de ne pas l'avoir attendu avec autant de plaisir que ma première. Mais c'est loin du bonheur extatique qu'on nous vend dans les pubs ou autre... Merci en tous cas. C'était courageux de mettre cette mauvaise période en mots... 

    28
    So
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 11:33

    je pleure... et je me dis que je devrais aussi, comme toi, coucher sur un papier ce qui me reste de culpabilité et de sentiments sur cette période (1 an) qui m'a profondément marquée, lors de la naissance de mon premier

    de toute façon il faudra que je lui raconte, j'en ai besoin et je crois qu'il en a besoin aussi, d'une certaine manière

    mettre des mots sur ses ressentis, parvenir à formuler ses pensées, ses peurs, c'est tellement dur parfois, souvent réparateur !

    merci pour ton partage, il est indispensable

    et tellement émouvant...

    merci

    29
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 12:22

    Merci  !

    Trop peu de témoignage sur cette maladie bien souvent critiquée...

     

    De mon coté ça a été très différent...

    Tout d'abord j'ai détesté être enceinte, et je me suis détestée d'avoir ressenti ça.

     

    J'ai eu une césarienne en urgence car le petit était en grande souffrance. Il est né quasiment mort. Et je n'ai pu le voir que 5 minutes en salle de réveil (voir seulement, pas le toucher), direction la réa pour lui. Comme il a fait des apnée, des convulsions et autres, nous n'avons eu le droit de le toucher légèrement qu'en J3, et de le prendre dans nos bras (sous conditions très strictes) en J4. Entre temps, nous avons eu le droit à un "gentils" médecin qui nous a clairement dit "si il continue comme ça, il ne faudra peut être pas s'acharner et le laisser partir..."

     

    On nous a également annoncé qu'il avait quelque chose d'anormal et que des tests génétiques allait être fait sur lui et sur nous.A de nombreuses reprises on m'a demandé si j'avais fumé, bu, pris des médicaments ou autre pendant la grossesse (ce qui n'était pas le cas) au point de m'en faire culpabilisé. Visiblement si il n'allait pas bien c'était de ma faute...

     

    Bref début très difficile. Je suis rentrée chez moi sans mon fils, et encore une fois je m'en suis voulu.

     

    Je m'en voulais qu'il n'arrive pas à boire son biberon (1h30 par repas), je me demandais ce que je pouvais faire de mal, pourquoi il n'y arrivait pas, forcément c'était de ma faute car c'est bien connu "tous les enfant ont obligatoirement l'instinct de succion"...

     

    A 2 mois première opération, une hernie, et la encore, je m'en veux, c'est forcément de ma faute, elle sort quand il pleure trop, ça veut dire que je ne fais pas bien mon "travail" de mère. (il aura finalement la deuxième hernie d'opérée 2 mois plus tard)

     

    Ce n'est qu'a 6 mois que quelqu'un a enfin osé nous donner un nom de maladie pour Têtard (qui expliquait toutes ses difficultés). Et la a commencé un dur chemin, il a fallu faire ce que j'appelle mon "deuil de l'enfant normal" tout en étant forte pour mes proches (quand on les voyait soit la douleur était visiblement plus dur pour eux, soit j'étais en sucre et le sujet devenait tabou).

     

    Encore aujourd'hui le "deuil" n'est pas tout à fait terminé et quelques fois je rechute et passe mes journées à pleurer, mais je veux avancer, Têtard va avoir 2 ans, et nous avons décidé de nous "remettre à l'ouvrage" pour avoir notre deuxième enfant

    30
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 12:33
    Aevole

    Merci de partager ces moments, ces pensées si intimes. Certaines font fortement écho en moi. 

    Merci également pour ce magnifique dessin qui est tellement, tellement réaliste. 

    Je suis heureuse que tu aies trouvé un chemin pour t'en sortir, et que tu soies aujourd'hui pleine d'un gros projet et de bonheur (bon et de fatigue, c'est obligé, c'est inclus dans le packaging 3 enfants rapprochés)

    Tes enfants ne t'en voudront jamais d'avoir été humaine, tant qu'ils sauront que ce n'est pas à cause d'eux. L'amour peut tout réparer entre vous <3

    31
    Sakinouekia
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 13:20

    Je l'ai vécu aussi à la naissance de mon 2ème enfant. Pas tout à fait de la même façon mais au final ce fût pareil.

    Heureusement, on en parle de plus en plus !

    Ici, c'est l'association mamanblues et son forum qui m'a aidé à sortir la tête de l'eau !

    Ne culpabilisons pas et parlons-en c'est important. Ça ne fait pas de nous de mauvaises mamans au contraire :) On se remet en question et ça fait de nous de meilleures mères encore :)

    32
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 13:28
    Un texte touchant, tellement honnête, qui me rappelle tant de choses. J'ai vécu cela, enfin, je l'ai subi. J'en avais parlé sur mon blog, si ça te donne envie de lire mon témoignage: Tout à coup, le ciel s’assombrit… | Elfy's Corner
    https://casualmum.wordpress.com/2014/01/16/tout-a-coup-le-ciel-sassombrit/
    33
    angele49
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 13:41

    Joli témoignage d'un sujet difficile à aborder et souvent incompréhensible de la part de beaucoup... avoir des enfants est à la fois la plus belle chose au monde, mais aussi la plus déroutante, la plus bouleversante... on passe par milles émotions... mes 3 loulous sont mes 3 bonheurs... ils ont changé ma vie, ma façon de considérer la vie...

     

     

    34
    marcende
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 14:02

    Bonjour,

    Je viens de partager votre billet sur la page Facebook de l'association Maman Blues puisque nous oeuvrons depuis bientôt 10 ans à faire connaitre, reconnaitre la difficulté maternelle.

    Merci de donner à la souffrance de plus de 100000 accouchées une existence par les mots.

    Bien des choses à vous

    Elise, co-présidente de Maman Blues et maman ayant vécu un véritable tremblement de mère à la naissance de ma fille

    35
    Marie
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 14:15
    Merci pour ce beau témoignage, je crois que c'est ce qui est en train de m'arriver...
    36
    lo
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 15:46

    Frissons, larmes, sourires ...

    tout ça en même temps

    merci pour ce témoignage,

    j'ai partagé ... il faut lire ce genre de texte pour se sentir moins seule aussi

    merci héloïse du fond du coeur 

    37
    Olly
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 16:28
    Courage Heloïse. On est nombreux à vous aimer et on pense fort à vous ♡
    38
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 16:39

    Merci pour ce magnifique texte, je suis très touchée

    39
    Cecilou
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 19:09

    Je suis completement retournee par ton temoignage et te remercie de partager cela sur ton blog. Il faut un courage incroyable pour publier cela, car la pression que les Mamans subissent dans notre societe est aberrante et la peur d'etre jugee est insupportable.


    Nous ne nous connaissons pas et j'ai decouvert ton blog il y a peu de temps avec beaucoup de plaisir. Je vois une personne pleine d'humour et aimante et en tant que francaise vivant egalement a l'etranger (Boston), je reconnais des aspects de notre vie qui me font rire. Heureuse de voir que tu as reussi a faire le pas pour aller mieux et que cela marche. 


     


    Au graaaaaand plaisir de te lire!

    40
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 19:45

    Merci à tous pour vos commentaires ! Je suis étonnée de voir que ce mal touche autant de mamans. Ce n'est pas normal que ce soit un sujet tabou, il faut réussir à briser le silence ! Je suis heureuse d'avoir enfin réussi à publier cet article et j'espère qu'il raisonnera dans l'oreille de certaines mamans qui y trouveront le courage d'oser demander de l'aide. Merci d'avoir partagé vos propres témoignages !

    Un merci tout particulier à Krevett (c'est rare que des hommes commentent mon blog !) Cette époque a été très difficile aussi pour mon mari qui se sentait impuissant face à ma détresse. Que ce doit être dur de voir souffrir la personne qu'on aime sans savoir comment l'aider... Merci à vous d'être là quand nous avons besoin de votre soutien !

    41
    Marc
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 21:22
    Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai...inconditionnellement.
    42
    domi
    Vendredi 24 Juillet 2015 à 21:51

    C'est vraiment triste,très triste ..je ne savais pas que tu avais été si malheureuse à la naissance d'Ezra ,pauvre Héloïse .......comme tu as souffert ....et ton homme et les petits ... :( Les hormones ,tu n'y peux rien ,tu subis et je crois que c'est plus fréquent qu'on ne pense ,hélas............j'ai eu la chance d'être épargnée ouf.............çà va mieux ,dis ?....çà n'a pas recommencé avec Nino ? sarcastic Tu es courageuse d'avoir raconté tout çà ,çà touche du monde,visiblement ......Bisous de domi ♥♥♥

    43
    Émilie
    Samedi 25 Juillet 2015 à 09:05
    ❤️ ❤️
    44
    Samedi 25 Juillet 2015 à 09:21
    carole

    Je n'ai rien vecu de comparable a toi. ais toute fois aprés que bébé est eu 3 mois notre quotidien est devenu diffcile et je me suis retrouver (bien que de bon coeur) à me plonger a 300% dans mon erole de maman pour ce petit garcon plein de soucis de santé (rien de grave, un RGO une intolerence et un peu BABI sur les bors le garcon !)/

    toute fois je me suis fait enfermer dans cette spirale et aujourd'hui je n'arrive plus vraiment a remonter la pente. retrouve rma place dans mon couple et autrmeent qu'ne etant sa maman.

     

    Mais je n'ose imaginer comme sa a du etre terrible de se sentir mall a se point !!
    j'aurai et je serai je crois assez paniqué de retomber enceinte si vite avec tout se mal etre encore en moi mais j'ai l'impression de comprendre que finalement tout c'est bien apssé pour cette 3eme grossesse ? =)

    Heuresement des proffesionnel sont la pour nous aider de bon coeur sa donne espoir. mais encore faut t'il y aller bien sur =P

    PS : ton dessin est plus que parlant meme sans le texte on en ressent toute la douleur .....

    45
    Marie
    Samedi 25 Juillet 2015 à 10:23
    Merci d'avoir partagé ce témoignage si intime, si touchant et poignant. Je n'ai connu qu'un Baby blues de 15 jours pour mon premier et ça donne un minuscule aperçu...
    Donc tu dessinais pendant cette période ? Est ce que ça t'aidait ?
    Et quel courage d'avoir enchaîné sur un 3 eme malgré cette 2 eme mauvaise expérience post partum. Ce genre de choses pourrait totalement décourager d'avoir un autre enfant. Bravo et merci
    46
    Annelise
    Samedi 25 Juillet 2015 à 14:47

    Vous avez été une mère différente pendant quelques temps mais pour eux, vous étiez leur mère et vous pouvez être fière parce que vous n'avez pas fuit. Vous avez supporté votre mal être pour eux jusqu'à savoir comment faire pour ne plus être aussi mal. Ne vous sentez plus mal de ce qui a pu se passer, vous êtes restée, vous les en fait passer en premier alors que vous auriez pu les abandonner, vous perdre dans l'alcool par exemple. On ne se sent pas coupable si une grippe nous cloue au lit et la dépression est vraiment une maladie. Vous pouvez être fière de vous être battue pour eux, d'être mère et femme parce que vous avez fait confiance à votre mari.

     

    47
    neela
    Lundi 27 Juillet 2015 à 22:57

    Merci pour ces mots et ces illustrations qui me parlent,  dans ma pratique soignante , je rencontre tous les jours des familles, des couples, des mères confrontés à la dépression du post -partum. C'est en en parlant que beaucoup de mères oseront franchir le cap de la psychothérapie pour comprendre et se trouver en tant que mère. Merci pour ce partage et ce témoignage! Voici un site ou les mamans peuvent trouver des lieux ressources , des informations et des témoignages http://www.maman-blues.fr/

    48
    elodieelodie
    Mardi 28 Juillet 2015 à 14:08

    Merci beaucoup pour ton témoignage. On est beaucoup à être passée par là... mais on en parle tellement peu. Quand j'ai commencé à sentir que ca n'allait plus, je suis allée revoir ma psy avec qui j'avais fini ma thérapie... ha non, en fait, on a jamais fini parce qu'on est en éternel développement. Et je n'ai caché à personne que les premiers mois avec mon lapin étaient vraiment pas très chouettes. N'hésite pas à retourner voir la psy, dès que tu redescends un peu la pente. Ou lui envoyer une jolie illustration pour lui montrer que tu te sens drôlement mieux, un peu grâce à elle :-) ma psy est toujours contente d'avoir de mes nouvelles (bon, ok, elle m'a suivie pendant plusieurs années...).

    49
    Nymphea51
    Mercredi 29 Juillet 2015 à 11:24

    Bonjour Héloïse,

    Au final, que dire...C'est triste et en même temps tellement logique. Cette crainte... Elle est toujours là plus ou moins présente...

    Est ce que le blog t'a aidé? J'ai vu que tu avais commencé ton blog en mars 2014 soit en gros 3/4 mois après la naissance d'Erza....

     

    50
    Nymphea51
    Mercredi 29 Juillet 2015 à 11:25

    Ah j'ai oublié le dessin est très touchant...

    51
    Mercredi 29 Juillet 2015 à 14:22

    Nymphea51, oui j'étais en plein dedans quand j'ai commencé le blog, mais au final, c'est encore plus facile de cacher ce qu'il se passe derrière un écran... Ça m'a aidé le jour où j'ai posté la lettre à Ezra et où j'ai lu tous vos gentils commentaires. Ça m'a aussi un peu aidé dans le sens où ça me donnait quelque chose à faire pour me changer les idées. Mais ce qui m'a le plus aidé c'était sans aucun doute la psychothérapie (et quand j'ai arrêté de vouloir cacher ce qu'il se passait)

      • aurore
        Lundi 23 Novembre 2015 à 20:43

        Bonsoir,

        Ton texte m'a beaucoup touché ayant vécu depuis peu la même situation... Tout pour être heureuse et pourtant en pleurs et d'une profonde tristesse au fond...

        QUelles sont les astuces de ton psychothérapeute? Cela m'interresse de savoir s'il te plait...

        En tous cas BRAVO!!!! continue ainsi à profiter des tes enfants

    52
    Jeudi 6 Août 2015 à 23:00

    Bonjour, ton texte m'a fait beaucoup pleurer et repenser à certaines difficultés. Je suis heureuse que désormais tu ailles mieux, je sais à quel point c'est difficile mais petit à petit avec de l'aide on arrive à voir le bout du tunnel! Ce texte aidera beaucoup de mères je suis sure à parler de cette maladie. Merci.

     

    53
    Aura
    Vendredi 20 Novembre 2015 à 14:34

    Un très beau texte, je suis enceinte du troisième, moi c'était pour la première que j'ai eu bcp d'angoisses, en tout cas cela fait du bien de voir que l'on passe toutes par des moments semblables... on se sent moins monstrueuse...

     

    (J'espère que pour le troisième je déprimerai pas... MERCI!!)

     

    Aura

     

    PS: et merci pour tout tes dessins, ton texte m'a bcp émue, mais j'ai aussi bcp rit en voyant tes dessins, c'est tellement vrai. J'espère que tu vas continuer.

     

     

    54
    M
    Dimanche 22 Novembre 2015 à 21:21
    Vous devriez lire "je pense trop" de petitcolin ou encore jeanne siaud faucchin trop intelligent pr etre heureux. Enfin, peut etre que vous connaissez deja. Jai vecu la meme chose et c bcp de souffrance, mais je commence a me comprendre et a comprendre mes jeunes fils qui sont comme moi aussi...
    55
    izzy01
    Mardi 24 Novembre 2015 à 15:25

    merci

    juste merci...

    je vais faire lire ce témoignage à monmari et oser en parler à ma psy vdi....

    ca ne peut plus durer

    56
    Soso
    Mardi 12 Janvier 2016 à 11:17

    à chaque fois que je vois ce dessin je pleure. je n'ai pas connu la dépression post partum, j'espère ne pas la connaitre pour mon deuxième qui arrive, mais il est tellement touchant. il résume tellement bien ton texte, bravo pour ce beau témpignage

    57
    Samedi 16 Janvier 2016 à 11:11
    Madamefraize
    Je suis en pleurs à la lecture de ton témoignage. J'ai vécu une dépression post-partum qui a durée des mois.. C'était enfer..

    Je compatis tellement et je suis heureuse que désormais tu vas mieux !!
    58
    do
    Samedi 16 Janvier 2016 à 11:20

    J'avais déjà vu votre dessin qui m'avait bcp touché!

    Ce matin, je viens de lire le texte qui va avec et réalise avec surprise qu'il m'éclaire sur ce que je ressens en ce moment.

    Hier, je disais justement à une amie qui n'a pas encore d'enfants, à quel point c'est formidable d'être maman mais aussi à quel point c'est dur. Je suis stupéfaite de découvrir que la solitude fait partie de cette aventure alors que j'avais toujours cru qu'une fois maman, je ne me sentirais plus jamais seule!

    Je suis également épatée de me rendre compte à quel point, on nous demande d'être parfaite et que bcp ne réalise pas tout ce qu'implique de devenir maman. Heureusement, nous avons en nous cette force pour les aimer de tout notre être!

    Merci pour votre témoignage! 

    59
    Oddrey
    Samedi 16 Janvier 2016 à 14:49

    MERCI ! On est tellement nombreuses à connaître ça... Et à se sentir nulles, sans trouver d'aide vraiment efficace. Ce tabou fait vraiment beaucoup de dégats, merci à toutes les mamans comme vous qui mouillent la chemise et osent en parler.

     

    60
    Kelly
    Samedi 16 Janvier 2016 à 15:50

    Sublime texte qui parle a tellement de mamans ayant connus ça! J'ai fait cette dépression après mon second enfant, ma fille avait tout juste 2ans (très fort caractère) en plein dans la crise 2-3ans, et jalouse de voir sa maman avec un autre bébé. Nous étions très fusionnelle. Du coup gérer ça tous les jours + un nouveau-né au sein jour et nuit, la fatigue s'est accumulée petit a petit et ma joie de vivre m'a quitté sournoisement sans que je m'en aperçoive. C'est comme une lente descente aux enfers, je ne riais plus, ma fille changeait de comportement comme pour me faire changer les idées... mais voyant que ça ne marchait pas elle est devenue encore plus difficile, s'est mis a mal manger et régresser (bon ce qui est normal quand même dans le développement) et ne jouait plus, faisait que pleurer, j'ai senti a ce moment là que mon état la terrorisait, la terrer dans une profonde détresse et tristesse... Je faisais ma réeducation du périnée et c.est a ma sage femme que j'en ai parlé, ca m'a fait beaucoup de bien a ce moment là.. comme beaucoup de mamans je n'avais pas osé en parler a une autre personne que mon conjoint car c'est mal vu, j'avais honte car pourquoi serais-je malheureuse alors que j'avais tout pour être heureuse ? Deux magnifiques enfants, en pleine santé et un homme qui m'aime profondément! J'ai beaucoup culpabilisé sur ce point et aussi en voyant ma fille qui cherchait de l'attention et de l'amour que je ne lui donnais plus. Cependant mon bébé, mon petit garçon me comblait tellement, il me donnait un peu le sourire mais je me disais ils méritent tellement mieux que moi et toutes les idées noires possibles qui existent. A cause de cela, notre relation avec ma fille s'est dégradé je sentais un fossé qui s'était creusé entre nous, pas que nous nous aimions plus mais on était plus en phase, il a fallu des mois pour que petit a petit, je l'embrasse et je la caline et que je prenne du plaisir a m'en occuper. En songeant a l'avenir et aux merveilleuses journées que je vivrais, car le meilleur avec eux restait a venir, je me suis doucement sorti de cet état de malheur immense sans personne. La situation personnelle, mon enfance difficile (sans maman et papa alcoolique, ma grandmere m'a elevé) j'ai toujours eu une grande force en moi pour me sortir de tout ça, je l'ai puisé et grace a cela je m'en suis sortie. Maintenant mon fils dans 3j aura 9mois ma fille 33 et tout va bien, je suis heureuse et épanouie, cet épisode de ma vie est derrière moi. Courage aux mamans qui vivent cela, et regardez vos enfants qui ont besoin de vous et forcez vous a sourire pour aller mieux!

    61
    Elog09
    Samedi 16 Janvier 2016 à 20:31

    Bonsoir,

    A quelques détails près, je vis la même chose en ce moment. J'ai accouché il y a trois mois et demi de mon troisième enfant et ça fait deux mois et demi que je suis en dépression post-partum. Ma gynécologue s'en est rendu compte lors de ma visite post natale et m'a dirigée vers une psychothérapeute. Je la vois depuis un mois et demi maintenant mais je ne suis pas encore au bout du tunnel.  

    En tout cas, c'est "réconfortant" d'avoir des témoignages sur ce mal-être, on se sent moins seule... Merci. 

    62
    Emilie
    Lundi 18 Janvier 2016 à 12:22

    MERCI et bravo!!! Je suis tombée par hasard sur votre joli dessin et votre émouvant texte. Merci de m'avoir aidé à mettre des mots sur le mal qui me ronge depuis des mois. Bébé a 10 dans 2 jours, et je pense être en train de m'en sortir. Personne (sauf mon mari) n'a rien su...je n'ai pas voulu admettre et montrer qu'on pouvait "être triste d'avoir eu un bébé"!

    J'ai fais suivre à mon mari...pour qu'il essaie de comprendre aussi ce qui nous est arrivé...on essaie de se retrouver après 10 mois d'éloignement et de disputes...On a tenu!

    On est en très bonne voie mais c'est tellement long et dur!

    Merci pour ce témoignage!

    63
    Mardi 27 Septembre 2016 à 19:21
    Myriam
    Je trouve tellement que ça prend du courage pour dévoiler nos faiblesses , Bravo pour ce beau témoignage , je suis présentement sur la voie de la guérison et de savoir que je ne suis pas seule me fais le plus grand bien , Merci beaucoup
    64
    Caroline
    Dimanche 20 Novembre 2016 à 12:04
    J'en ai eu les larmes aux yeux ... À vrai dire j'étais loin de penser que vous la maman de bientôt 4 enfants vous aviez souffert de dépression post-partum.
    Celle-ci est toujours tabou.
    Et votre témoignage fait tellement écho à ce que j'ai vécu et ce que je vis. Même si les mois passent et la dépression n'est plus là, ce pincement au coeur des débuts n'est pas si loin.

    Je crois que j'ai juste à vous remercier de partager ce moment délicat. Merci de nous montrer que la maternité ce n'est pas tous les jours faciles et qu'en parler est déjà le premier pas faire le bien-être.
    65
    Marjo
    Dimanche 20 Novembre 2016 à 23:26
    Lire ce texte ... Replonger en arrière... 2 enfants 2 dépressions, 2 fois sous anti depresseurs, cette peur (la première fois surtout) qu'on nous enlève nos enfants ... C'est terrible. Depuis je surveille de près toutes celles de mon entourage qui ont un bébé, on le cache tellement bien !
    66
    Maguie
    Vendredi 21 Avril à 00:03
    Bien sur qu'on les aime nos bambins malgré le nuage noir de la depression !
    Mon fils a 15 mois, grossesse ideale, naissance aux forceps, on me episio grade 2 sauf que 8 mois apres, 8 mois a taire mon mal-être, a me dire que c'est moi qui débloque... je vais voir mon doc et lui dit "je peux plus vivre, je peux plus vivre comme ca en mz faisant dessus toutes les semaines... c'est pas normal, c'est pas ca la vie !"
    Après de nombreux test les 2 sphincters qui permettent de retenir les selles sont rompus... aucun recours possible contre l'hôpital. Juste accepter et ces cicatrices qui font mals. Mal partout.
    Apres etre tombee bas, decider de voir un psy et de se relever, se dire que de toute facon je vais vivre avec, m'en accommoder.
    Mon ptithomme aura vu sa maman pleurer si souvent. C'est horrible de se sentir si seule si incomprise. Je ne souhaite a personne de vivre ces moments ou l'on se sent une moins que rien alors qu'en vrai on est tout pour nos bébés on est un pilier et même si on est triste ils peuvent l'encaisser quand ils savent que ce n'est pas de leur faute ni leur rôle de s'occupe de nous. William le montre pour sa maman.
    Osons en parler et soyons la pour nos proches qui sont peut être dans cette situation et qui le cache beaucoup trop bien...
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